La sexologie

L’étude de la biologie de la reproduction, l’observation des comportements sexuels, l’analyse de leurs motivations et des considérations culturelles, l’assistance thérapeutique fondent la sexologie.

 

La volonté de savoir

Une science humaine est en train de naître. Si les connaissances sur la physiologie de la reproduction sont en passe d’offrir une vision assez exacte des mécanismes qui assurent la fertilité, il n’en va pas de même pour la fonction érotique. Elle fait toujours l’objet d’approximations tendant à déchiffrer, par exemple, l’homosexualité par des fouilles génétiques ou l’orgasme féminin à partir de recherches anatomiques sur le développement du vagin. Il est cependant capital de noter que si la curiosité des professionnels n’est pas encore récompensée, les mentalités ont évolué en se déclarant apolitiques et laïques.

En manque d’arithmétique

Pour asseoir définitivement sa crédibilité, la sexologie manque cruellement d’unités de mesure, d’étalonnage, d’échelles, de normes. Dans l’histoire de l’arithmétique, l’invention du « zéro » a été une découverte considérable qui a bouleversé l’écriture des chiffres. La fonction érotique a aussi son « degré zéro » d’expression. Ii faut s’employer à le définir, à déterminer un jour la « quote-part de singe » qui vit en nous. La sexualité humaine est l’héritière de la biologie, de façon irrévocable, depuis la préhistoire : une fois connues, ce sont ces normes invariables qui constitueront la case départ du savoir scientifique. De ce patrimoine commun découle une multitude de solutions négociées par chaque civilisation.

Le pouvoir de soigner

L’itinéraire suivi aujourd’hui par les chercheurs va donc en sens inverse de ce qui devrait être exploré. On dresse l’inventaire de ce qui nous différencie, des innombrables « marchandages » entre nature et culture, sans imaginer que les controverses qui s’ensuivent sont dues à l’ignorance de ce qui nous rassemble tous, sous la même « humanitude ». L’exemple des prises en charge thérapeutiques de « troubles de la sexualité » est particulièrement éclairant à cet égard : empreint d’une très puissante tradition individualiste, le raisonnement médical s’appuie sur des hypothèses « au singulier », ne concernant que le microcosme* des patients, alors qu’il faudrait parler au pluriel, placer les problèmes confiés sur une échelle normative. Ce qui permettrait de fixer le niveau de gravité de tel problème par rapport à la norme biologique et sociologique.

L’« éjaculation prématurée » ? Incurable, c’est un paramètre génétiquement programmé. L’absence d’orgasme féminin ? Ce n’est pas une maladie, c’est un « péage » : toutes les femmes y passent… Et ainsi de suite, la nouvelle approche de la sexologie en question vise non plus à guérir, mais à accompagner en incitant à la réflexion. Son slogan pourrait être : tous égaux devant la souffrance, mais aussi tous égaux face à notre atavisme* ! Expliquer qu’à l’impossible nul n’est tenu, c’est déjà un soulagement qui a le mérite d’être honnête. Pour les traitements miracles, prière de s’adresser ailleurs.

 

 

Rupture avec (a « médecine du mariage »

Au siècle dernier, en se démarquant de t’emprise rigoureuse sur la « médecine du mariage », est inaugurée une approche véritablement scientifique de l’amour et de ses plaisirs.

Guérir d’un problème sexuel : un véritable sauvetage de couple ?

Le fait d’effacer une impuissance ou une frigidité par une prise en charge médicale ne suffit pas à un couple pour sortir indemne, comme par miracle, de ses difficultés.
Ce qui ne met pas en cause l’efficacité du sexologue ou la sincérité des intéressés, mais rappelle que l’histoire d’un couple est une « drôle d’histoire » avec ses réseaux souterrains de communication.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

https://www.xystories.com/la-sexualite/le-flirt/

L’amour et l’envie

Le coït

La masturbation

Les premières fois

Les cinq sens

La séduction

Le flirt

Le baiser

Le « prélude » dit préliminaires

« Faire l’amour »

L’orgasme

La pornographie

La solitude et la chasteté

La contraception

La frigidité

Les homosexualités

L’impuissance

Accords – pas d’accord ?

Les maladies sexuelles

La violence

La séparation