La pornographie

La pornographie est une marchandise. Il s’agit de représentations sexuelles implicitement obscènes, quel que soit le support médiatique utilisé. Elles doivent susciter une excitation du client de même nature que le travail érogène lié à la prostitution, à laquelle la pornographie fait écho mais sur un mode humainement dégradé.

 

Le principe de substitution

La production pornographique est par définition j une forme « graphique » de simulation de jouissance, ] caractéristique de tout le « travail symbolique » de l’univers de la prostitution. Ce qui distingue I la pornographie de la prostitution, c’est la question du passage à l’acte. Même partiel, même amputé I de toute implication sentimentale, même exposé I aux défaillances de l’érection, le « rapport » vénal avec 1 une prostituée peut encore exalter un simulacre de virilité, apaiser temporairement l’angoisse de castration. Le leurre du racolage réconforte habilement une image I masculine toujours fragilisée par les frustrations I conjugales : c’est un trompe-l’œil, mais c’est du vécu. Rien de tel dans la pornographie. La consommation 1 de l’objet-image-son devient un prétexte d’exemption j de service. L’excitation est vendue à vil prix, parfois même « en solde », et ne dispose plus que d’un seul 1 registre d’incitation à la masturbation : l’effet de substi- j tution d’acteur, scandé par un scénario composé autour | du thème central de la transgression des interdits.

La pornographie est donc du « supposé-vécu » outrageant. En pratique cependant, la censure s’exerce de façon pointilleuse et le voyeurisme du consommateur j doit se contenter de représentations très uniformes d’exhibitions outrancières mais répétitives, au pouvoir excitant tout à fait irrégulier. L’imaginaire ! est sollicité à plein régime pour compenser ce « manque à gagner ». Et retranchée dans le silence et la solitude, l’éjaculation ne peut être qu’une liquidation, une jouissance falsifiée.

Le principe de béance

La pornographie n’interpelle vraiment que les hommes, parce que c’est l’image de la femme qui est toujours au centre de la mise en scène, exception faite du document homosexuel qui fonctionne sur le mode identi- ficatoire. Mais cette femme-totem est un faux. Peu importe. La transaction vénale que contracte la prostituée ou le marchand d’images doit satisfaire à deux conditions essentielles.

En tout premier lieu, « pornographier » la féminité, c’est dépersonnaliser la femme. Non pas la montrer idiote, mais bien au contraire l’imposer à l’imaginaire comme objet-tabou, à la fois dans le prolongement d’un certain réalisme anecdotique et dans des situations totalement irréalistes, « impensables », relevant du pur fantasme.

Mais la fonction la plus importante et la plus secrète du système prostitutionnel s’articule autour du stress. Ce que recherche l’authentique connaisseur ici, c’est le plaisir de se « faire peur » face à ces femmes- emblèmes de la béance de leur sexe. La béance fait osciller l’inconscient entre la félicité et l’avidité, la satiété et la menace. Dans le cas de la prostitution, rien n’est livré au hasard dans cette contrebande du désir hanté par le risque d’impuissance. Le succès de la pornographie tient alors à son moindre coût personnel, puisque le client est hors de danger, simple voyeur, hors jeu, absent.

Ce n’est donc pas l’obscénité qui nuit dans la pornographie, c’est la lâcheté sexuelle qu’elle enseigne.

 

La pornographie pour adolescents

Est-il normal de voir circuler des documents pornographiques entre adolescents ? L’adolescence est une période de curiosité et d’incertitude face à la sexualité. De plus, une certaine incommunicabilité existe entre parents et enfants dans ce domaine. L’information se fait alors au sein des « bandes de jeunes ».

Une pornographie féminine ?

Les femmes affichent deux attitudes face à ta pornographie : soit l’aveu d’un voyeurisme excitant soit l’expression d’un dégoût rebelle et indigné.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

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