Les annales du préservatif

– Média –, Capote

“Tu sais, le préservatif est la pantoufle de verre de notre génération. Tu l’enfiles quand tu rencontres quelqu’un que tu ne connais pas. Tu danses toute la nuit, et ensuite tu le jettes. Le préservatif, je veux dire. Pas l’inconnu.” Chuck.


Si la capote fait partie de notre quotidien, sa place dans nos sociétés était loin d’être gagnée. On ne va pas remonter l’histoire jusqu’à l’homme de Neandertal, bien que les premiers préservatifs rudimentaires remontent en ces temps ancestraux. Oui déjà, on avait compris que le sexe c’était bien, mais protégé, c’est encore mieux.

Du latin Condere, qui signifie : protéger, cacher, le mot condom est apparu bien plus tard pour désigner cette membrane permettant de protéger la kekette.

 

Les Nippons fripons

 

Les Japonais étaient également en avance dans la course au préservatif car on a découvert qu’ils utilisaient dès le 10ème siècle des cornes animales, des écailles de tortue ou du cuir comme plug protecteur. YOLO

 

Le préservatif poétique

 

 

Bien plus tard au 18ème, le préservatif est évoqué dans des poèmes. Le poème « Almonds for parrots » de John Amilton disait en 1708 : « cette heureuse invention (…) éteignait la chaleur du feu de Vénus et préservait la flamme du désir de l’amour. » A l’époque la syphilis, la chaude pisse et la chlamydia étaient les maladies sexuelles les plus répandues. Plus tard, le Marquis de Sade et Théophile Gautier en parlent également dans leur oeuvres.

Sous la monarchie absolue, la vente et la possession de préservatifs étaient interdites sous peine de prison, bien que Louis XIV en utilisait…

 

 

Faites l’amour pas la guerre

 

1712 serait un tournant majeur dans l’histoire de la capote. Sa diffusion aurait commencée pendant la conférence d’Utrecht, après la guerre de succession espagnole. Nombres de dignitaires étaient présents, baisant à tout va avec des prostituées, une véritable orgie ! Un artisan a eu l’idée d’utiliser de l’intestin de mouton pour se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Et bam, c’était parti !

 

Casanova : un séducteur pénétrant

 

En 1718, Giacomo Casanova désignait le préservatif comme : « Redingote Anglaise » ou « Calottes d’assurance ». Si l’homme était un adepte du sexe, il reprochait au préservatif ceci : « Je dois m’enfermer dans un bout de peau morte pour prouver que je suis bel et bien vivant« .

L’ancêtre des réunions tupperware version Casanova/Condom.

 

La capote moderne

 

Le préservatif a toujours deux fonctions, celle de protéger des maladies sexuelles mais également d’éviter les grossesses. C’est d’ailleurs cette dernière fonction qui est mise en avant pour la commercialisation des capotes à l’époque. Au cœur de la Révolution Française puis du Directoire, dans un monde déjà en pleine expansion, la régulation des naissances est devenue un problème incontournable, il devient impératif de légaliser la commercialisation de préservatifs.

Il faudra attendre la fin du 18ème siècle pour que les nouveaux modèles de capotes en lin soient imprégnés de spermicide. Petite frise historique :

1839, the goodyear !  Enfin les préservatifs en caoutchouc sont crées par Goodyear en 1839, idée reprise en 1843 par Hangcock.

1901: premiers préservatifs aromatisés. On connait tous Durex et pourtant, tout le monde ne sait pas que l’entreprise ne faisait que revendre des préservatifs. Et chose surprenante, Durex, qui s’appelait encore à l’époque London Rubber Compagnie vendait également des instruments aux coiffeurs… Il faudra attendre 1925 pour que la société dépose la marque Durex. Enfin, en 1950, Durex sort le premier préservatif lubrifié. Dix ans après, les premières capotes à forme anatomique débarquent !

En 1929, les Etats-Unis installent des distributeurs de capotes en caoutchouc, seulement, elles ne sont fiables qu’à 50%.

1930 : premier préservatif en latex !

Il faudra attendre 1947 avant de voir les premières publicités pour les condoms.

En 1987, Manix entre en piste et devient le principal concurrent de Durex sur le marché français, prétendant proposer des préservatifs plus fins que les Durex. Manix devient rapidement le second choix des français mais gagne du terrain grâce à des campagnes de publicité pleines d’humour dont “L’Empreinte” primée au festival de Cannes.

Les deux mastodontes se tirent la bourre, mais la demande étant en perpétuelle augmentation, les deux restent hyper compétitifs en France. Durex reste cependant le leader incontesté au niveau mondial.

Depuis, les fabricants de préservatifs ont multiplié les modèles, plus de 95 tailles différentes, des centaines de modèles. dégainant une créativité folle.

Le premier magasin de capote en France verra le jour en 2013 à Paris dans le 11ème : Le Roi de la Capote…Y sont présentés des centaines de modèles différents, avec des petits gadgets bien sympas !

 

Usine chinoise – David grays

Toutes les secondes, pas moins de 856 capotes sont fabriquées et vendues dans le monde, signe que le monde ne va pas si mal ! Et un argument choc pour tous les relous qui refusent d’en mettre. Le prix d’une bonne capote reste évidemment un peu cher, et sachez tout de même que les capotes gratuites sont disponibles dans les hôpitaux, au Planning Familial, à l’infirmerie du lycée ainsi que dans de nombreux clubs etc. Cependant elles ne sont malheureusement pas gratuites pour rien, mais restent l’unique moyen efficace contre les IST et la procréation.

Plus sérieusement, si tu as besoin de conseils pour savoir comment bien mettre ton préservatif, regarde par ! Et si tu complexes par rapport à la taille de ton sexe, dis-toi que l’un des plus beaux mâles que la terre ait porté, j’appelle Enrique Iglesias, a lancé sa propre marque de condom “ small size”. Donc, on peut en avoir une petite et être une bombe au lit !

 

On est encore en hiver, ça pelle à mort alors, sortez couverts !

 

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Par Sarah Suong

 

 

 

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