Faut-il avoir honte de nos fantasmes ?

– Média –, Fantasmes

Notre amie Eve de Candaulie blogueuse et auteure de littérature érotique libertaire nous livre sa vision des fantasmes…

Odalisque, Exposition « Il était une fois l’Orient Express », Paris

Les fantasmes pour moi, c’est « ce qui t’excite inconsciemment ou consciemment, volontairement ou involontairement ». Dans son usage au quotidien, à la question simple « C’est quoi tes fantasmes? », il y a des milliards de réponses possibles. Et surtout, il y a pas mal de malentendus, parce que le mot « fantasme » est polysémique. Comme il a plusieurs sens, je peux parler de fantasmes, en parlant :

  • des typologies de porno : ce que tu regardes quand tu te masturbes, comme les catégories « milf », « black on blond », « sissy », des vidéos, bd, hentaï…
  • des codes culturels intégrés inconsciemment et involontairement (ou consciemment et volontairement) : ce que tu penses interdit par la société, ou humiliant selon les codes sociaux assimilés, comme quand tu rêves de viol où l’abus génère du plaisir involontaire, que tu sois un homme ou une femme
  • des rêveries onanistes issues d’expériences vécues : ce que tu te racontes dans ta tête quand tu te masturbes comme la charmante histoire de Lola qui se remémore et extrapole autour d’un moment passé au bord d’une piscine avec un homme marié
  • des rêveries onanistes issues de lectures érotiques, ou d’histoires mises en images déjà vues : ce sont les scénarios que tu empruntes à d’autres pour t’exciter… et c’est pour ça qu’on adore te faire fantasmer nous les auteur.e.s
  • des choses que j’ai envie de réaliser liées à la sexualité : ce sont les envies du moment quand un mec m’avoue « moi mon fantasme c’est d’avoir deux femmes dans mon lit, juste pour moi », ce qui dans la pratique lui mettra peut-être un petit coup de stress alors qu’en fantasme il peut sublimer le décor, les personnages, les interactions avec les protagonistes en les chosifiant, en les imaginant envoûtées par son charme et dédiées à son plaisir

 

Tes fantasmes c’est toi

 

« Marche finale » by Mathieu Péborde

Les fantasmes ne sont pas tous réalisables en fonction de leur niveau de complexité et pas réalistes pour la plupart. On ne peut pas écarter l’éventualité que certains de tes fantasmes puisse te mettre en danger physiquement ou psychologiquement si tu les réalisaient. Certains fantasmes peuvent ainsi être ressentis comme plus ou moins dérangeants au regard de ton éthique, de tes valeurs. Pour autant, il est important de les questionner, d’analyser en quoi ils t’appartiennent vraiment en tant qu’individu social.
Tout est support, matière à excitation pour l’imagination humaine. Les fantasmes sont comme les rêves, ils parlent de nous, et surtout, ils parlent de tout : de ce sublime pull en mohair jaune, de ces escarpins noirs aux talons aiguille, de la vieille dame du 2eme étage en ponygirl, du type chelou dans le métro ce matin en catsuit, de Rocco Sifredi, et cette botte de radis, avec le hashtag #analstretch. Va savoir, va comprendre. On est tou.te.s bien content.e.s qu’ils existent les fantasmes, qu’ils soient collectifs ou individuels.

 

Il ne faut pas avoir honte de ses fantasmes !

 

Il est important de ne pas les juger, mais de les prendre pour ce qu’ils font : t’exciter, te porter à un niveau d’excitation tel que la jouissance est inéluctable. Et ça c’est top. Car jouir, c’est lâcher prise, libérer ses tensions négatives, faire rejaillir l’énergie positive en chacun de nous tou.te.s.

Allez pour se décomplexer, un questionnaire débridé sur les fantasmes ! Merci de vos réponses !

Eve de Candaulie

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