La violence

Tout ost violence. Le sexe est tout entier façonné par la violence, c’est même ce qui marque l’une de ses principales différences avec l’érotisme. Sur son versant amnistié, admis, la violence s’observe par la véhémence « naturelle » du coït. Mais la face cachée de l’avidité sexuelle peut révéler une virulence honteuse et coupable.

La petite colère

Faire l’amour, c’est se battre ^ — en duel ; mais ce n’est pas pour les gens ordinaires un outrage aux bonnes mœurs, car ils s’appliquent à le masquer. Chaque couple qui dure négocie donc sa propre ligne de démarcation entre le zèle et l’excès de zèle, la rudesse et la répulsion, la précipitation et la grossièreté. Or cet armistice imposé par les liens conjugaux n’est pas la paix définitive : tous les fantasmes ne sont pas neutralisés et le corps surtout n’a pas dit son dernier mot. Sans pour autant parler d’hostilité, les partenaires les mieux intentionnés, parvenus au terme du coït, doivent faire face pour jouir à la paresse des organes et se mettre en colère pour qu’ils obéissent ! Les peaux sont engourdies, les muqueuses sont blasées, les nerfs sont fainéants… La violence des secousses et des empoignades est incontournable. Heureusement qu’il y a l’amour. L’amour sert à adoucir la brusquerie des gestes, à écarter les sentiments de dégoût, à supporter, à négocier cette violence-là, nécessaire, « instinctive ». Sans amour ou sans le biais d’une arrière-pensée qui promette une récompense, l’ardeur masculine donne le vertige. Tout est colère en effet dans le sexe : rage des hommes qui tentent de prouver que l’érection les rend maîtres du monde, colère des femmes de devoir s’ouvrir pour troquer une identité, sans garantie d’en jouir.

L’agressivité, c’est autre chose. Surplombant cette panoplie de joutes sexuelles plutôt « bon enfant », persistent chez certains des reliquats encore en activité d’instinct animal de conservation, tels des volcans dont on craint toujours les caprices. Les éruptions peuvent prendre toutes les formes possibles de violencê> de la soumission sadique aux coups et blessures, de la cruauté verbale au viol.

Les racines biologiques de cette méchanceté ne sont pas une énigme. Et il faut bien admettre que le socle de la sexualité humaine est contaminé par ce qui reste de « bête sauvage » en nous.

Or ce qui est lamentable, ce n’est pas seulement l’évocation, dans les médias, d’agressions de pervers inaccessibles au sens moral, c’est bien plus la violence banalisée, quotidienne, anonyme, impunie, invisible, des maris alcooliques, des adolescents brutaux (une jeune fille sur cinq dit avoir subi son premier coït contrainte et forcée !), des pédophiles « occasionnels », des religieux intégristes (musulmans qui flagellent les filles sans voile, ou catholiques qui condamnent la contraception), des épouses de pères incestueux…

Cette violence domestique fait aussi des victimes, à cause évidemment du non-consentement qu’elle méprise, puis des empreintes qui viennent souiller la mémoire. La brutalité sexuelle, c’est du vol, du vol d’intimité, du vol d’émotions, parfois même du vol de jouissance… C’est alors le comble du pillage et du sentiment écœurant d’impureté éprouvé par la victime.

« Coups et blessures volontaires »

Du point de vue pénal, seuls les « coups et blessures volontaires » constituent des violences condamnables.

Femmes victimes de violences

En France, de nombreuses femmes subissent encore les sévices physiques de leurs conjoints caractériels qu’il faudrait immédiatement abandonner à leur délire.
Elles ignorent souvent que la Loi est de mieux en mieux armée pour les protéger.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

Le flirt

L’amour et l’envie

Le coït

La masturbation

Les premières fois

Les cinq sens

La séduction

Le flirt

Le baiser

Le « prélude »

« Faire l’amour »

L’orgasme

La pornographie

La solitude et la chasteté

La contraception

La frigidité

Les homosexualités

L’impuissance

Accords – pas d’accord ?

Les maladies sexuelles

La séparation

La sexologie