La vie à deux

L’humanité a produit de nombreux modèles de conjugalité. Cependant, il semble admis aujourd’hui que le couple monogame représente la moins mauvaise solution, d’usage quasi universel, pour encadrer les notions d’identité et de famille.

Le couple

Le seul fait de partager une certaine intimité sexuelle ne suffit pas à définir un couple. Au sens strict, il faut qu’à la stabilité jalouse des transactions sentimentales s’ajoute une cohabitation nocturne régulière de plus de six mois. Il est curieux de noter que cette unité de temps, validée par la pratique clinique, est inscrite, depuis que les livres existent, dans les textes relatifs à l’annulation du mariage… Il est de fait que la passion amoureuse ne gomme pas longtemps les aspérités caractérielles, les divergences au sujet des loisirs, les antagonismes induits par le milieu familial, sans compter avec les dissonances d’ordre sexuel ; après le délai de « conquête » suit une mise à l’épreuve de quelques mois, permettant de négocier un accord-cadre sur les points sensibles du quotidien.

La nature du « contrat » de cohabitation (cohabitation dite juvénile, préconjugale, concubinage) ne change rien : un couple, c’est deux étrangers qui décident par amour de ne plus l’être l’un pour l’autre. Pari semé d’obstacles. Il y a en effet, dans la décision de cohabiter, une part de jeu et une part de liberté qui amusent aujourd’hui la galerie et trompent les gens. Or c’est une fausse liberté, un piège, un leurre. Et c’est aux dépens des intéressés, des plus jeunes surtout : une scolarisation interminable ou la recherche d’un premier emploi les écartent encore du « sens des réalités ». Désormais, l’effet pervers de cette « modernité » se révèle trop souvent par une usure précoce de la joie de vivre autour de la trentaine. Dépossédés de leur disponibilité pour raison professionnelle, enfermés dans une enclave domestique souvent exiguë, de nombreux couples, hostiles au mariage pour rester « libres », sont attrapés par une conjugalité virtuelle (concubinage) qui va les piller.

L’intimité

L’intimité désigne une part de vie privée soustraite au regard d’autrui, ce « noyau dur » du couple sans quoi l’existence à deux ne serait pas vivable. Ce « jardin secret » est à la fois le but de la décision de cohabiter et son enjeu caché, c’est-à-dire le rituel qui va permettre les petits aménagements de la vie quotidienne et exiger la sauvegarde d’un minimum de savoir-vivre.

Ce n’est donc pas le mélange des transpirations dédouané du fait de dormir ensemble qui crée l’intimité, mais le respect, empreint de générosité et d’élégance, de la personnalité de chacun. De nombreux couples n’ont pas d’intimité, mais vivent de promiscuité, momentanément tolérable.

La notion de couple ne recouvre donc pas celle de corps à corps. Ce qui relève de l’intimité appartient à la globalité d’être soi, le tout renvoyé par le miroir déformant que représente le regard de celui ou celle qui la partage.

 

Le mariage : un lien impérissable ?

Toutes les sociétés Inventent des dispositifs contraignants afin de prévenir la fragilité de l’attachement amoureux ; le mariage, quelle que soit sa forme rituelle, en est l’exemple le plus raffiné et le plus tyrannique.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

http://www.xystories.com/la-sexualite/le-flirt/

L’amour et l’envie

Le coït

La masturbation

Les premières fois

Les cinq sens

La séduction

Le flirt

Le baiser

Le « prélude » dit préliminaires

« Faire l’amour »

L’orgasme

La pornographie

La solitude et la chasteté

La contraception

La frigidité

Les homosexualités

L’impuissance

Accords – pas d’accord ?

Les maladies sexuelles

La violence

La séparation

La sexologie