L’orgasme

Le mot « orgasme » a une longue histoire étymologique qui exprime à la fois la colère et la sève. Il désigne aujourd’hui, le point culminant de l’excitation sexuelle, rappelant sa nature « hystérique » et fécondante.

Chez l’homme

Dès que les organes génitaux ont atteint leur pleine maturité, vers 13-14 ans, les premières pollutions nocturnes et la masturbation font irruption dans la vie de l’adolescent en déclenchant des éjaculations* orgastiques. À l’évidence, deux phénomènes étrangers l’un à l’autre vont faire désormais cause commune toute la vie durant : des mécanismes purement glandulaires de sécrétion du sperme. Le sperme est chassé en quelques secondes des voies génitales par 4 ou 5 spasmes musculaires réflexes et, disons mentalement, une bouffée d’émotions « aveuglantes » éclatant dans le cerveau durant le même laps de temps de quelques secondes. Là vient se briser la dernière et la plus importante vague déferlante de sensations voluptueuses.

Chez tout homme en bonne santé donc, il n’y a jamais d’éjaculation sans jouissance, ni de jouissance sans éjaculation. Passé la soixantaine, il devient parfois plus « laborieux » de parvenir à l’éjaculation. Des rapports se terminent alors sans orgasme pour des hommes qui finalement ne le redoutent plus, puisqu’ils sauvegardent ainsi leur capacité à recouvrer une érection à court terme. En effet, le « prix à payer » pour cette extrême facilité à jouir, ce n’est pas seulement de subir dans sa jeunesse l’humiliation d’une éjaculation « précoce », c’est surtout de devoir affronter vainement l’extinction immédiate et rédhibitoire, dès le dernier spasme, de l’érection et du désir. Cette « période réfractaire », qui débute ainsi dans l’extase, va se prolonger parfois dans la frustration : l’orgasme masculin est à la fois exaltant et déprimant.

Chez la femme

La jouissance féminine n’est ni « naturelle » ni utile au succès de sa fertilité. Biologiquement, ses orgasmes sont facultatifs et les mécanismes inconnus qui les déclenchent les décident « par-dessus la jambe », comme par hasard. Jouir, pour une femme, c’est renaître en double, s’octroyer le plaisir d’exhiber un duplicata certifié conforme de l’idéal féminin… d’être elle-même et une autre à la fois.

Toutes ne ressentent pas le besoin de cette métamorphose avec le même degré d’urgence. C’est aux alentours de la trentaine que le manque d’érudition sensorielle fait le plus défaut, même si des compensations de type économique (indépendance financière) viennent amoindrir l’effet de la tutelle masculine. Pour celles qui grandissent dans l’effervescence des fantasmes et des découvertes voluptueuses, solitaires tout d’abord, la révélation du coït est fulgurante. Mais pour beaucoup d’autres, apprendre à lire et à écrire l’amour avec ses nerfs et ses muscles relève d’une émancipation introuvable.

Bien sûr, les passerelles sont périlleuses, mais l’excursion dans le labyrinthe du plaisir féminin est, au sens propre, interminable. Las, de l’orgasme clitoridien ou vaginal ! La jouissance peut naître partout ailleurs, ou sur simple tir à bout portant dans l’imaginaire, être reprise sept fois sans fatigue, révélée à n’importe quel âge… C’est ce potentiel illimité d’extase qui suscite depuis toujours la jalousie et la colère des hommes, à l’étroit dans leur petit programme génétiquement immuable.

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L’orgasme facilite la fécondation ?

Des expériences en laboratoire établissent, en observant les « pulsations » vaginales pendant le coït (contractions chaque 0,8 seconde pendant 10 115 secondes), que l’ascension des spermatozoïdes dans le vagin s’effectue beaucoup plus rapidement en cas d’orgasme.

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