L’impuissance

Les défaillances de l’érection sont des plaintes fourre-tout énoncées par des « victimes » que le désir de guérir n’anime pas toujours autant qu’on le dit. L’affaire est sérieuse cependant, puisque de nombreuses maladies s’annoncent ou se compliquent ainsi, et que les couples sortent rarement indemnes de telles obsèques du bonheur.

SOS

L’impuissance est synonyme d’échec déplorable de la virilité. Mais le fiasco n’est stupéfiant que pour les novices qui croient encore à l’infaillibilité de la verge. Les hommes plus mûrs ou en mauvaise santé sont en revanche plus disposés à accepter ses caprices. Il est utile de revenir aux recherches d’anatomie comparée : véritables « éponges », les corps caverneux* ne sont pas armés chez l’homme d’un tuteur osseux comme chez le gorille par exemple, et leur consistance molle n’est parfaitement adaptée qu’à des phases brèves d’engorgement sanguin. On peut dire au fond que l’homme ne dispose pas de l’outil adéquat à ses ambitions…

De surcroît, la verge est placée pratiquement 24 heures sur 24 en garde à vue par des influx nerveux assez ronchons. Ceux-ci sont issus de zones encore mal connues du cerveau mais responsables de la régulation de la circulation sanguine. Cette véritable « tour de contrôle » autorise les décollages de l’érection avec plus ou moins de zèle. Un rien l’agace. L’impuissance n’est donc pas un état de repos de la verge, mais au contraire d’intense activité nerveuse qui a pour but de la faire taire.

Les érections sont bien vulnérables dans un tel environnement hostile, or il n’y a pas lieu d’en faire une maladie.

L’éloge de la fuite

Au quotidien, malchance et paresse font plus que force et rage. L’érection peut aussi être mise en échec par un bon nombre de souffrances, aiguës ou chroniques, méconnues ou déjà sous traitement, qui obligent à faire preuve d’une certaine humilité thérapeutique. Mais toutes catégories de gâchis confondues, ce n’est pas seulement l’humiliation qui est funeste, c’est le défi qu’elle assigne à l’amour. Une question, une seule, inhabituelle, redoutable, permet d’emblée d’évaluer cette appréhension : « Qui a besoin de votre érection ? », « Une érection pour qui ? pour quoi faire ? ». Dans quelle continuité érotique s’inscrit cette demande de réparation ? L’expérience montre alors que bien souvent, trop souvent, l’impuissant n’est pas qu’un homme puni, privé d’orgasme, il est aussi désavoué. C’est une prise d’otage, par rétractation de la partenaire. Il faut avouer que la médecine est impuissante ici, que cela lui est désagréable, et qu’en trouvant la voie d’un « second souffle », une guérison, un nouveau départ pour son patient, elle s’en tire de justesse… Pas si simple, pas si vite. Par l’« impuissance », les couples purgent leur peine à huis clos, et les petits jeunes se lamentent d’avoir encore des dents de lait face aux femmes… Tous posent en réalité le problème de la fuite. Non pas « la fuite veineuse* », mais l’abdication : celle des couples qui se défont par paresse ou par vengeance, et celle des garçons qui fuient devant l’âge mûr.

 

 

 

 

Y a-t-il un âge pour l’impuissance ?

Un homme en bonne santé peut avoir des rapports sexuels jusqu’à la fin de sa vie. Donc, le plus souvent, ce n’est pas l’organe qui ne fonctionne pas mais le désir qui s’appauvrit en vieillissant Dans la plupart des cas, le couple constitué de longue date a heureusement mis au point un rituel permettant des rapports sexuels de qualité pendant encore de belles années.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

Le flirt

L’amour et l’envie

Le coït

La masturbation

Les premières fois

Les cinq sens

La séduction

Le flirt

Le baiser

Le « prélude »

« Faire l’amour »

L’orgasme

La pornographie

La solitude et la chasteté

La contraception

La frigidité

Les homosexualités

L’impuissance

Accords – pas d’accord ?

Les maladies sexuelles

La violence

La séparation

La sexologie