La solitude et la chasteté

La véritable question en matière de vie privée, ce n’est pas d’y trouver des satisfactions exceptionnelles, c’est que celles-ci puissent durer.
La solitude et la chasteté sont les deux modes d’expression d’un même contentieux vis-à-vis du bonheur, quoique de nombreux exemples rappellent que l’on peut aussi vivre joliment, seul et abstinent.

Le trac

Il existe mille et une façons d’être seul, mais on peut distinguer au moins deux cas de figures différents : la solitude « à deux », tout d’abord, qui en est la forme « clinique » la plus pathétique — ces tête-à- tête sans un mot, sans un regard, sans un sourire, en privé, au restaurant… -, témoin de l’agonie du couple ; la solitude véritable ensuite, qui peut être le fruit d’une décision tout à fait calculée ou, bien involontairement, la conséquence douloureuse d’une timidité incurable, du divorce, du veuvage… En pratique, seule cette dernière catégorie d’« accidentés de la vie » va souhaiter une aide, des conseils. Les vieux garçons, par principe, et les vieilles filles, par entêtement ou profession de foi, ne se confient pas. La dépression et le trac sont les principaux dénominateurs communs de ces états d’isolement qui n’en finissent pas de s’automatiser, de devenir une seconde nature.

On prémédite alors des conduites d’échec dans un cercle vicieux classique, en se disant que de toute façon, quoi que l’on fasse, on ne va pas y arriver. Pas le temps, plus le temps de ces longues « psychothérapies » qui cherchent à savoir « pourquoi ». C’est le « comment » en sortir, ici et maintenant, qui met le talent du praticien à l’épreuve.

 

La pudeur

Face à la désespérance et à la lâcheté, il n’y a pas de projet de « guérison », mais d’accompagnement fraternel autour de la question : survivre ou « refaire sa vie »? La privation de sensualité ne donne pas lieu aux mêmes carences d’un sujet à l’autre. Et, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, la faiblesse de caractère n’induit pas les mêmes obstacles à l’ouverture à autrui. Or remotiver, dédramatiser, donner des directives concrètes d’affirmation de soi (soins vestimentaires, activités conviviales, voire rencontres par annonces ou « clubs de loisirs ») se heurtent moins à des considérations géographiques, familiales ou pécuniaires qu’à des résistances liées à la pudeur. Vaincre sa solitude sentimentale et sexuelle, c’est « quelque part » exhiber une disponibilité érotique tout à fait inavouable et avilissante. Les veufs sont en sursis à cet égard tant que leur état de santé peut donner le change d’une virilité encore têtue ; mais dès que l’âge détruit le bon sens et ses apparences, la « pudeur » de l’entourage est offensée si le vieil homme songe à conter fleurette… Quant aux femmes, de plus en plus seules de plus en plus tôt, leur sens inné de la pudeur leur donne le courage de résilier le contrat qui les liait à la convoitise masculine : renoncement poignant, induit par une société obsédée par la jeunesse falsifiée de ses prototypes.

 

 

Être seul, c’est être libre ?

Rentrer chez soi quand on veut manger ce qu’on veut quand on veut regarder le programme de télévision que; l’on veut telle est la liberté de mouvement d’une personne seule. On peut lui opposer en effet les contraintes domestiques de la vie de couple. Pour une personne seule, c’est le « libre choix » de sa liberté qui entre en jeu. Pour le couple, c’est le respect de la liberté de l’autre.

En fait dans les deux cas, ce n’est pas la liberté mais la notion d’autonomie qui importe avant tout

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

Le flirt

L’amour et l’envie

Le coït

La masturbation

Les premières fois

Les cinq sens

La séduction

Le flirt

Le baiser

Le « prélude »

« Faire l’amour »

L’orgasme

La pornographie

La contraception

La frigidité

Les homosexualités

L’impuissance

Accords – pas d’accord ?

Les maladies sexuelles

La violence

La séparation

La sexologie