La masturbation

La masturbation est un comportement d’excitation solitaire des zones érogènes, aboutissant ou non à l’orgasme. Connu pour être banal et fréquent chez l’animal, le geste est tout aussi naturel chez l’être humain mais subit une prohibition plus ou moins sévère selon les époques et les coutumes.

Chez le garçon

Le garçonnet porte la main à son sexe avant même j que le développement de ses organes génitaux ne lui offre la satisfaction complète d’une éjaculation. Ainsi, à la puberté, les premières éjaculations provoquées peuvent ne représenter qu’une & simple étape d’une curiosité inaugurée chez le tout jeune enfant. Même si le terme de « masturbation » suggère que l’excitation est obtenue manuellement, d’autres modes de stimulations érogènes sont connus. Par exemple, chez des garçons intimidés et obéissant à l’éducation, le plaisir est recherché à plat ventre par de vifs mouvements du bassin frottant la verge sur le drap. Dès que les premières éjaculations sont obtenues, il est important d’insister sur les mécanismes d’« empreinte » qu’elles imposent : le geste déclencheur est définitivement mis en mémoire avec une infinie précision, rendant parfois son partage laborieux dans le cadre futur des rapports sexuels. Bien que réduites principalement à la partie avant de la verge, les zones érogènes masculines ne répondent pas à n’importe quelle manipulation ; ces difficultés augmentent avec l’âge qui réduit la sensorialité. La masturbation peut être quotidienne chez l’adolescent sans qu’il faille s’en offusquer.

Le besoin d’éjaculer seul est certes endigué par l’accès à l’âge adulte, contrarié par des règles sévères : l’« onanisme* » ne fait-il pas l’objet de menaces ancestrales ? Mais l’allongement des délais d’insertion des jeunes dans la vie active se traduit également par la persistance « logique » d’une sexualité immature.

Chez la fille

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Si l’excitation de ses zones érogènes peut être tout aussi précoce chez la fillette, le fait que l’orgasme puisse survenir parfois dès l’âge de 2 ans et demi ou 3 ans, donne un sens différent à ces gestes. Parce qu’il y a orgasme, la récompense est authentique. Elle induit alors un besoin plus difficile à dominer face à l’éducation. La diversité des postures, des contacts manuels, des objets que l’enfant puis l’adolescente implique dans ses explorations vulvo-vaginales débouche sur une « empreinte » qui opère une sélection utile à l’accès quasi automatique à l’orgasme. La grande divergence ici avec les garçons, c’est que l’apprentissage de tels réflexes conditionnés* paraît indispensable à toutes les femmes pour parvenir à jouir : l’expérience dinique laisse supposer que l’orgasme féminin n’est pas biologiquement programmé, mais se présente comme une « conquête » individuelle, facultative et progressive.

Sur ce dernier point, la femme adulte peut juger utile de prolonger un recours régulier à la masturbation, même si elle s’est engagée dans une vie conjugale assidue. Première raison de cet entêtement : l’orgasme fait encore défaut et il est nécessaire d’aller à sa rencontre ; le second motif vise à développer les capacités déjà acquises afin de révéler progressivement la sensibilité vaginale…

La masturbation féminine apparaît beaucoup plus comme une érudition sensorielle que comme un caprice. On peut comprendre ainsi que celles qui en ont été privées soient exposées plus que d autres aux vicissitudes de coïts malchanceux.

 

Masculin – Féminin

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