L’amour et l’envie

L’appétit sexuel est induit par des besoins certes « instinctifs », mais il obéit chez l’homme à de très puissantes motivations d’ordre sentimental. De nombreuses sociétés considèrent même que le sentiment amoureux est à l’âge adulte le principal alibi d’une sexualité « convenable ».

Le dégout

Le problème essentiel de la sexualité, ce n’est pas le fonctionnement des organes génitaux, mais la recherche du partenaire. Chez l’animal déjà – et notamment les mammifères supérieurs -, on observe que le choix en question n’est pas tout à fait aléatoire mais dépend en particulier des clivages de la hiérarchie : les mâles dominants ne convoitent que les femelles dominantes, et réciproquement. Il semble bien cependant que les mécanismes de « séduction » passent par un sex appeal inné d’ordre olfactif : les phéromones* s’échappent sans état d’âme…

Chez l’homme, chacun sait que l’envie à l’état brut peut aussi suffire à encourager un rapport sexuel (usant de ce qui reste de singe en nous pour en venir à bout). Mais l’humanisation de l’instinct a pour effet d’y mettre un frein, de le codifier, de l’« érotiser ». L’intelligence humaine ne va pas seulement créer un langage symbolique pour endiguer la fringale sexuelle. Elle va considérablement « formater » l’agressivité interpersonnelle, c’est- à-dire en exploiter un versant peu connu mais terriblement efficace : le dégoût. Celui-ci prend la place de l’agressivité, qui passera pour un moindre mal, une fois codifiée par les règles du « savoir vivre ». D’« instinct », le dégoût nous éloigne les uns des autres, anéantit les risques de pagaille sexuelle, raréfie les corps à corps… L’amour sert donc à lever l’obstacle, à neutraliser ce système d’alarme, provisoirement, afin de pouvoir le « faire ».

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La laideur

L’adage qui affirme que « l’amour est aveugle » traduit tout à fait le rôle « hypnotique » des sentiments, ennemis du dégoût mais aussi de la laideur. L’amour embellit le corps, c’est sa seconde fonction. Libérée de ces deux entraves, l’envie peut enfin s’exprimer et rechercher les gages de réciprocité qui fondent le dialogue érotique.

Il est donc fondamental de comprendre qu’en amont des règles morales qui assurent la discipline des besoins sexuels s’exercent des forces de répulsion bien plus puissantes encore. Celles-ci sont bâties sur l’hostilité innée et la répugnance que nous nous inspirons les uns les autres. Toute une vie durant, la sexualité est ballottée par la violence parfois de cette confrontation invisible entre le besoin et l’interdit, l’envie et le dégoût, l’amour et la laideur. Ainsi, du besoin purement physique passe-t-on à l’envie, et de l’envie au désir, qui valide par amour ou par jeu l’usage des besoins… Et la boucle de la vie est bouclée. En pratique cependant, un tel schéma n’est vécu que par épisodes, môme si les sentiments résistent à la routine quotidienne, môme si la mode et les parfums idéalisent encore la séduction : le désir s’amenuise car l’amour n’agit pas dans la durée mais dans l’éphémère. Cette discontinuité de l’amour doit être retenue afin de mieux comprendre les à-coups du désir et l’appauvrissement inéluctable de l’envie.

Se sentir laid

Personne n’a le sentiment d’être laid. Ce sont les autres qui décrètent à l’unanimité qu’une personne est laide. Les choses deviennent plus graves quand la personne se persuade, au plus profond d’elle-mème, qu’elle est laide. Son Image personnelle est alors atteinte. La laideur n’est pas un handicap à l’amour mais la blessure d’amour-propre pose, elle, un interdit à l’amour. Mal dans sa peau, la personne se prive de séduire.

Masculin – Féminin

Le désir et l’instinct

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