Vos conseils sexo #2 : le cunni

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Chacun son tour

 

Pour ce 2ème volet des conseils sexo, nous allons aborder le cunnilingus. On vous a récemment demandé  « vos conseils cunni« .  La plupart des orientations sexuelles et genres sont représentés, même si les hétéros sont plus nombreux à avoir répondu, normal ! On vous en a déjà parlé un précédent article, le cunni une pratique qui fait couler l’encre mais qui recèle encore plein de mystères. Enjoy !

 

Conseil n°1 : LA langue

 

La langue est « l’outil » immuable du cunnilingus, et il faut la manier avec adresse. Certaines vous diront avec force et vitesse, d’autres avec lenteur et tendresse. Dans tous les cas, c’est à vous de vous entraîner et de découvrir le point faible de votre partenaire. Ce n’est pas inné (à moins que tu ais un mode d’emploi, à ce moment-là merci de nous l’envoyer, mais nous on est persuadé qu’il n’y a pas de recettes magiques dans la sexualité) et il y aura des ratés. Mais haut les cœurs, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et c’est en léchant qu’on devient donneur.se d’orgasmes.


Ne pas faire comme des bisous mais vraiment jouer avec le bout de la langue.


Tout est dans le mouvement de la langue et pas hésiter à la rentrer 😉


Comme si tu voulais lécher une très bonne glace, mais tout doucement, et écouter le kiff de l’autre pour préciser au bon moment.


Y a pas de règle universelle, c’est ta partenaire qui sait le mieux. Certaines aime une langue dur, d’autre préféreront de petits coups de langue délicats, des petits cercles… Tout le plaisir est là, apprendre à la connaitre, à lui faire du bien. C’est en vous apprivoisant qu’ensemble, vous deviendrez unique au monde. Comme disait le renard dans le petit prince (probablement un super coup) « Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à 100.000 renards. Mais si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. »


 

Conseil n°2 : utilise tes mains

 

Alors certes, d’accord, le cunni c’est une histoire de langue. Mais c’est également une histoire de doigté. La double stimulation du clitoris externe et du vagin peut emmener au septième ciel. À condition que ce soit fait dans le respect des préférences de l’autre. Tandis que certaines ne jugeront que par le clitoris, d’autres préféreront un terrain de jeu beaucoup plus large. On vous laisse expérimenter.


Prendre son temps, tourner autour du pot, faire monter la température. D’abord la langue et les mains pour caresser le reste du corps. Puis introduire un ou 2 doigts à laisser au chaud et à bouger doucement à l’intérieur tout en continuant avec la langue sur le clitoris. Enfin un doigt dans l’anus et là on devrait arriver à des sommets de plaisir.


Les DOIGTS en même temps en va-et-vient, la langue sur le clito en rythme rapide et régulier.


Qu’il ne dure pas des heures non plus et un bon doigté qui l’accompagne.


 

Conseil n°3 : connais l’anatomie de la femme

 

Ça peut paraître idiot, mais savoir où sont les points sensibles de la femme n’est pas une information anodine. On a déjà entendu que certain.e.s ne savaient pas vraiment comment trouver le clitoris, ni ce que c’était vraiment. N’oublions pas que c’est le seul organe du corps humain entièrement dédié au plaisir ! Mesdames, pour cette partie-là on vous laisse montrer où il se situe. Ce qui compte, c’est qu’une fois localisé, tu dois réussir à t’en servir et à le stimuler. On parle de clitoris, mais ça compte également pour les zones sensibles à l’intérieur du vagin comme le point G ou plutôt zone G, ou tout autre sensibilité propre à chacune. Si ton délire c’est les doigts de pieds, nous ne te jugerons pas (trop).


Bien stimuler le clito, lentement, puis plus vite. Humidifier son doigt avant pénétration. Stimuler point G + clitoris.


Arrêtez de mettre votre langue tout au fond du vagin !! Concentrez-vous sur le clitoris, avec un petit massage au doigt juste à l’entrée du vagin. Sans les dents ! Et le clito n’est pas fragile, vous pouvez donner de la langue. Par contre, dès que la fille jouit, on s’en va, parce qu’après ça fait mal…


Ne pas se focaliser sur un seul point… notamment la partie émergée du clitoris. Toute la vulve est sensible.


Déjà connaitre l’anatomie et être à l’écoute des réactions corporelles, ensuite un subtil mélange de douceur et de légère brutalité. Être gourmand en ne pas se contenter d’un point, ou d’une zone.


Bien savoir où aller, doucement puis augmenter avant le moment fatidique, et utiliser les doigts en même temps.

 

Conseil n°4 : soit patient.e et prends ton temps

 

Le clitoris est 10, 100, 1000 … que dis-je, un millions de fois plus sensible que le gland d’un homme. Mais il peut mettre également plus de temps à être excité. Le cunni, ça doit se faire dans la douceur au début. Il faut savoir faire monter la pression, et pour cela il faut être patient.e. Il faut également se dire qu’un cunni ne mène pas forcément à l’orgasme. Il peut être pratiqué comme préliminaire, et on apporte le coup de grâce pendant le rapport qui suit. Dans tous les cas, que vous soyez hétérosexuel.le.s ou homosexuel.le.s, vivez votre cunni comme vous le sentez 😉 !


Il faut titiller le clitoris de manière douce, faut pas aller trop vite. Le lécher, le mordiller. Faut savoir écouter les gémissements de la femme pour savoir s’il faut accélérer ou pas. Mais faut pas être sauvage. C’est fin ça se mange sans faim.


Ne pas y aller trop fort et le faire avec amour ! Lentement à l’entrée sur le clito externe et peu à peu au fil de l’excitation y mettre plus de passion, plus de coups de langue.


Tourner autour du pot. Faut pas se jeter sur le clito, faut faire monter la tension ! Depuis les caresses des bras, jambes, cou, cuisses, seins, hanches, intérieur des cuisses, mont vénus, autour des lèvres externes, puis on se rapproche, ensuite on tourne, on va et vient, haut bas, gauche bas… Et surtout, y aller doucement ! Parce que si tu veux réussir de manière optimale, va falloir aller crescendo ! Et si ta partenaire est plutôt du genre à prendre son temps (on vous connaît !), l’énergie que tu peux mettre dans ta langue n’est pas infinie ! On ne travaille pas la langue, à la salle, hein ! Donc une montée, constante, avec des petites accélérations, et en variant les mouvements, parce qu’il ne faudrait pas qu’elle s’habitue la demoiselle ! Quand elle commence à accélérer les gémissements, à s’accrocher à tout ce qui traîne, à resserrer ses cuisses… c’est le sprint final. Tu veux être champion ? Fonce ! On accélère les mouvements, on donne tout ce qu’on a ! Quand t’as le sentiment qu’elle a eu son feu d’artifice (ou qu’elle te repousse la tête parce que l’hypersensibilité soudaine est arrivée), essuie-toi les lèvres et va lui faire un bisou, normalement elle est heureuse 🙂


 

Conseil n°5 : mets ta partenaire en confiance

 

Haaa la confiance en soi. C’est pas simple hein. On a honte, on a chaud, on hésite sur la marche à suivre, on se dit qu’il faudrait tout arrêter là… La confiance doit venir des deux côtés, et chaque partenaire doit pouvoir mettre à l’aise l’autre. Celle qui le reçoit doit pouvoir guider son ou sa partenaire si il ou elle hésite, et ne pas le ou la blâmer s’il ou elle échoue (compliqué l’écriture inclusive lol). Et celui ou celle qui le donne, doit pouvoir détendre la principale intéressée, pour que le plaisir soit maximal et sans mauvais ressenti.


Beaucoup de femmes sont mal à l’aise avec le cunnilingus. Tantôt pour la passivité que cela induit chez elles, tantôt par complexe, tantôt par peur que ce soit trop compliqué pour leur partenaire de les faire jouir. La base commence déjà par mettre à l’aise sa partenaire, que son plaisir reste important, et qu’elle doit autant apprendre à le découvrir que nous à le provoquer. Plusieurs femmes sont peu sensibles lors d’un cunnilingus, il s’agit donc de trouver le meilleur moyen de stimuler le clitoris de manière plus intense. Sachez néanmoins être sensuel et ne pas délaisser le reste de la vulve, le clitoris n’est pas juste un bouton « ON » sur lequel on se jette avidement. Imaginez tout simplement une fille se jeter sur votre pénis (si vous êtes un homme) et le sucer de la même manière, et vous verrez que ça n’est guère la méthode la plus excitante. Sachez inverser les rôles et témoigner à l’autre l’attention et l’implication que vous aimeriez qu’il/elle vous témoigne.


Qu’il faut prendre son temps. Ce n’est pas en une fois et en se donnant des crampes qu’on va « réussir ». C’est du temps, de l’énergie, de la volonté, c’est apprendre à connaître et détendre sa partenaire, à lâcher prise, lâcher la pression, et surtout beaucoup d’écoute.

 

C’est fini pour ce tome 2. Venez par là pour retrouver tous vos conseils en intégralité  ! Et vous pouvez même retrouver le rapport d’étude sur le cunni, pour tout savoir en brut ! 😀

Par Loréane d’XYstories

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